VERSETS BIBLIQUES

EUCHARISTIE

« Car depuis le lever du soleil jusqu’au couchant, mon nom est grand parmi les nations ; et l’on me sacrifie en tout lieu, et l’on offre à mon nom une oblation toute pure ; parce que mon nom est grand parmi les nations, dit le Seigneur des armées » (Malachie 1:11).

« Or, pendant qu’ils soupaient, Jésus prit du pain ; et l’ayant bénit il le rompit, et le donna à ses disciples, en disant : Prenez, et mangez : ceci est mon corps. Et prenant le calice, il rendit grâces, et le leur donna, en disant : Buvez-en tous : car ceci est mon sang, le sang de la nouvelle alliance, qui sera répandu pour plusieurs, pour la rémission des péchés » (Matthieu 26:26-28).

« Et Jésus leur dit : En vérité, en vérité je vous le dis : si vous ne mangez la chair du Fils de l’homme, et ne buvez son sang, vous n’aurez point la vie en vous. Celui qui mange ma chair, et boit mon sang, a la vie éternelle, et je le ressusciterai au dernier jour : car ma chair est véritablement une nourriture, et mon sang est véritablement un breuvage. Celui qui mange ma chair, et qui boit mon sang, demeure en moi, et je demeure en lui » (Jean 6:54-57).

« Ils persévéraient dans la doctrine des apôtres, dans la communion de la fraction du pain, et dans les prières » (Actes 2:42).

« N’est-il pas vrai que le calice de bénédiction que nous bénissons, est la communion du sang de Jésus-Christ ; et que le pain que nous rompons, est la communion du corps du Seigneur ? » (1 Corinthiens 10:16).

« C’est pourquoi, quiconque mangera ce pain ou boira le calice du Seigneur indignement, il sera coupable du corps et du sang du Seigneur. Que l’homme donc s’éprouve soi-même, et qu’il mange ainsi de ce pain, et boive de ce calice. Car quiconque en mange et en boit indignement, mange et boit sa propre condamnation, ne faisant point le discernement qu’il doit du corps du Seigneur » (1 Corinthiens 11:27-29).


LA PRÉSENCE RÉELLE

« Il n'y a personne qui ait un peu de sens qui ne conçoive que c'est ce que signifient ces paroles : Ceci est mon corps, ceci est mon sang, surtout s'agissant de la nature humaine de laquelle la foi ne nous permet pas de douter qu'elle n'ait été véritablement dans Jésus-Christ. Ce qui a fait dire à  S. Hilaire, qui n'est pas moins célèbre pour sa science que pour sa sainteté, qu'on ne peut point douter de la vérité du corps et du sang de Jésus-Christ dans ce sacrement, puisqu'il l'a déclaré lui-même, et que la foi nous enseigne que sa chair est véritablement une nourriture.

« Mais cette vérité n'est pas moins évidente dans un passage de la première Épître de S. Paul aux Corinthiens, qui suppose clairement que le vrai corps et le vrai sang de Notre-Seigneur sont contenus dans l'Eucharistie. Car après avoir rapporté que Notre-Seigneur lui-même avait consacré le pain et le vin, et qu'il avait donné lui-même à  ses apôtres les saints mystères, il ajoute (1 Co 11, 29) : Que l'homme s'éprouve soi-même, et qu'il mange ainsi de ce pain et boive ce calice. Car quiconque en mange et en boit indignement, mange et boit sa propre condamnation, ne faisant pas le discernement qu'il doit du corps du Seigneur. Car si l'on ne devait révérer ce sacrement, que parce qu'il est simplement la mémoire et le signe de la passion de Jésus-Christ, comme les hérétiques le prétendent, qu'était-il besoin que l'Apôtre exhortât les fidèles avec des paroles si pressantes à  s'éprouver soi-même avant de s'en approcher ? [...]

« Le même apôtre dans le chapitre précédent de la même Épître explique cette vérité en ces termes encore plus précis : N'est-il pas vrai, dit-il (1 Co 10, 16), que le calice de bénédiction que nous bénissons, est la communion du sang de Jésus-Christ, et que le pain que nous rompons, est la communion au corps du Seigneur ? Car qui ne voit que ces paroles marquent clairement que la substance du corps et du sang de Notre-Seigneur Jésus-Christ est véritablement contenue dans l'Eucharistie ? »

TROIS MANIÈRES DE PARTICIPER À L'EUCHARISTIE

« Les SS. Pères, selon le concile de Trente, en ont distingué trois sortes.

« Les uns, disent-ils, reçoivent seulement le sacrement, comme les pécheurs qui ont la hardiesse et la témérité de recevoir les sacrés mystères avec une bouche et un coeur impurs, et dont l'Apôtre dit (1 Co 11, 27) : qu'ils mangent et boivent indignement le corps du Seigneur. Et c'est de ces personnes que parle saint Augustin, lorsqu'il dit : Celui qui ne demeure pas en Jésus-Christ, et en qui Jésus-Christ ne demeure pas, très certainement ne mange point spirituellement sa chair, quoique extérieurement et visiblement il presse sous ses dents les sacrements du corps et du sang de Jésus-Christ. Ainsi tous ceux qui reçoivent dans cette disposition l'Eucharistie, non seulement n'en reçoivent aucun fruit, mais même, selon l'Apôtre (1 Co 11, 29), ils mangent et boivent leur propre condamnation.

« Il y en a d'autres qui participent à l'Eucharistie seulement en esprit. Et ce sont ceux qui, étant animés d'une véritable foi, qui opère par la charité, mangent de désir et de volonté ce pain céleste. Or, quoique ces personnes ne reçoivent peut-être pas tous les fruits que l'Eucharistie peut produire dans ceux qui la reçoivent réellement, ils en reçoivent néanmoins de très considérables.

« Enfin il y en a qui participent à l'Eucharistie spirituellement et sacramentellement, et ces personnes s'étant éprouvées selon le conseil de l'Apôtre, et s'étant revêtues de la robe nuptiale avant que de le recevoir, participent à  toutes les grâces et à  tous les fruits que nous avons ci-devant marqués. Ainsi ceux qui pouvant recevoir le sacrement du corps de notre Seigneur se contentent d'y participer et de communier spirituellement, se privent de très grandes grâces. »

(Le Catéchisme Romain, Part. II, Du Sacrement de l'Eucharistie.)